Lecture

Hop, une petite page pour parler lecture. Vous trouverez ci-dessous mon avis sur les quelques bouquins que je parviens à lire quand j’ai un peu de temps, et dans la mesure où je ne lis que de l’Heroic Fantasy, je pense que ça peut être intéressant d’avoir un petit coin pour discuter de ça.

Le but est aussi et surtout de permettre à tous de proposer de bonnes (ou mauvaises) lectures, et d’échanger sur le sujet. Je sais que certains d’entre vous sont de très gros lecteurs, et leur avis m’intéresse. Bref, n’hésitez pas à proposer des lectures dans les commentaires, ainsi qu’un petit descriptif si possible afin de savoir de quoi ça parle. 🙂




Extrait de l’article du 30 Septembre 2011.

Comme je l’ai expliqué en début de semaine, j’ai acheté le dernier livre sur Warcraft appelé Thrall : le Crépuscule des Aspects, rédigé par Christie Golden, joueuse passionnée de World of Warcraft et auteur de plusieurs romans se rattachant à cet univers, ainsi que de la trilogie du Templier Noir sur StarCraft.

Alors je l’ai déjà terminé parce que je n’ai pas arrêté de lire ces derniers jours. Y compris pendant les raids. Oui, je lis pendant les raids, mais pas pendant les pulls non plus ! Bref, peu importe. Je me permets de vous faire une petite analyse du bouquin sans révéler ce qu’il ne faut pas révéler bien évidemment. Je ne suis pas un monstre. 😀

Storyline. Je pense que c’est là que j’ai eu le plus de mal à me situer dans un premier temps. Pas moyen de déterminer précisément où j’en étais vis à vis du déroulement du jeu. Début Cataclysm ? T11 ? T12 ? Ils mentionnent à un moment donné que Néfarian est mort-vivant, donc on peut présumer que ça se déroule durant le palier T11. Ou quelque chose comme ça.

Background. Dans l’ensemble, c’est pas mal. On évolue principalement en Norfendre dans la Désolation des dragons, mais on a également le loisir de se promener dans les voies temporelles des Grottes du temps en compagnie de Thrall, ainsi qu’au Nexus, ou encore dans une moindre mesure dans les Mille points et en Desolace. Quoi qu’il en soit, les décors sont joliment décrits, tout particulièrement les sanctuaires draconiques de la Désolation des dragons qui ont l’air carrément plus magiques dans le bouquin que dans le jeu. Mais vraiment.

Personnages. Je dois dire que j’ai trouvé les personnages principaux vraiment bien dépeints. Contrairement aux personnages tous blancs tous noirs que l’on avait l’occasion de rencontrer dans les œuvres de Richard A. Knaak (Le Jour du Dragon, le Dernier Gardien, Le Chef de la Rebellion), on a affaire à des personnages assez controversés dans ce livre.

  • Thrall : fini le Chef de Guerre juste et engagé. Thrall est complètement paumé ; il a du mal à assouvir son rôle de Chaman, et il manque de concentration. La critique l’offense, et ses vieux démons le tourmentent. On a à faire à un orc un peu désemparé face aux évènements, se laissant parfois submerger par ses émotions.
  • Ysera la Rêveuse l’Eveillée : Ysera est sorti du Rêve d’Emeraude après quelques milliers d’années de sommeil si je ne m’abuse (sacrée sieste). Le petit souci, c’est qu’elle est un peu perdue, et ne parvient pas à distinguer le rêve de la réalité. Ses visions l’ont profondément affectée, et elle a du mal à sortir de sa léthargie.
  • Nozdormu l’Intemporel : c’est assez simple en ce qui le concerne, il a disparu. Il s’est perdu dans les voies temporelles des Grottes du temps, et ne parvient plus à en sortir. On comprend aussi que cet Aspect connaitra un futur pour le moins inattendu…
  • Alexstrazsa la Lieuse-de-Vie : probablement le personnage le plus contrasté du roman. Alexstrazsa est l’Aspect de la Vie, et généralement décrite comme quelqu’un d’extrêmement actif, vivant, optimiste. Ça fait assez drôle de la voir au 36e dessous, en proie au désespoir et à la ruine. Le contraste est presque choquant.

Il y a également de nombreux personnages secondaires comme Arygos, Kyrigosa ou Tique, mais ils sont plus fidèles à leur faction on va dire. Ce qui est assez flagrant avec Thrall et les Aspects, c’est que leur comportement est soit déroutant, soit incompréhensible. On sort des sentiers battus, et on les voit sous un autre angle, de manière très inattendue. J’ai beaucoup aimé ça.

Par contre, côté vilains, on reste dans du très banal. Aile-de-mort n’apparait que très peu pour engueuler ses disciples, faire trembler la terre et rire comme un psychopathe. Son plus fidèle sbire, le Père du Crépuscule est juste un fanatique capuchonné qui veut tout faire pour son maitre, quant à Chromatus le dragon chromatique (really ?), c’est une monstruosité qui veut simplement tuer tout le monde. Des personnages classiques ; un peu dommage, mais plutôt prévisible. Cela dit, les personnages sus-cités sont tellement bien décortiqués que ça équilibre bien.


Il y a quand même une ou deux choses que je ne trouve pas terribles avec le recul. Tout d’abord, la seconde moitié du livre est un peu trop fataliste à mon goût. On a droit à du « on va tous mourir » quasiment une page sur deux, c’est pas forcément super agréable. Alors certes, la trame de fond insiste beaucoup sur le désespoir et le malêtre de certains personnages, et en ce sens, c’est normal que les dialogues soient pour le moins pessimistes, mais il y a quelques lignes qui auraient pu être revues pour être moins répétitives ou simplement plus légères.

Autre chose que j’ai trouvé moyenne : le tout dernier chapitre. Pour résumer (OH MON DIEU JE VAIS DIRE LA FIN), Thrall est heureux de revoir Aggra. Il y a 10 pages là dessus dignes d’une histoire d’amour à l’eau de rose, à croire qu’Azeroth est un paradis magique où les licornes font pipi des paillettes et caca des arc-en-ciel. C’est pas tant que ce soit mal écrit, c’est plutôt qu’après 300 pages captivantes et épiques, j’aurais plutôt imaginé une fin plus controversée. Moins gnangnan (non Mione, je ne parle pas de Nyanyan).

Cela dit on apprend beaucoup de choses sur des personnages très importants, on découvre le nouvel Aspect du Vol draconique bleu, on visite un peu les Grottes du Temps et le passé de Thrall, et bien évidemment on se fait une petite preview d’Aile-de-mort, donc malgré que le dernier chapitre soit un peu plat, le reste du bouquin est très bien.

Bref, je vous le recommande chaudement, c’est très agréable à lire. Je vous conseille également les bouquins de Richard A. Knaak si vous ne les avez pas lus, ainsi que la Guerre des Anciens (que je n’ai personnellement pas lue, mais dont on m’a fait l’éloge). 🙂



Extrait de l’article du 2 Octobre 2011.

Hurlorage est écrit par Richard A. Knaak, auteur connu pour ses nombreux ouvrages de Fantasy, notamment sur le thème de Warcraft (Jour du dragon, Night of the Dragon, Hurlorage ainsi que les 3 mangas Puits d’éternité, Âme du dragon, Apocalypse) ou de Diablo, et traduit par Jérôme Vessière (ça a son importance).

Alors un petit résumé de quoi ça parle quand même : les évènements se situent avant Cataclysm si je ne m’abuse. Malfurion Hurlorage a disparu dans le Rêve d’Emeraude, et ça inquiète tout le monde. D’ailleurs, c’est assez normal puisque depuis peu un zone corrompue du Rêve d’Emeraude appelée « le Cauchemar d’Emeraude » s’étend de plus en plus, et menace de transformer les forêts jadis luxuriantes du rêve en terres désolées et macabres.

On suit donc un certain nombre de personnages simultanément à savoir l’archidruide Malfurion Hurlorage bien sur, la grande prêtresse d’Elune Tyrande Murmevent, le druide prometteur Broll Mantelours, une orque du nom de Thura fille du célèbre Broxigar et un drôle de cartographe au nom de Lucan Sangoupil. On a également le loisir de croiser Remulos le Gardien du Bosquet, Ysera la Rêveuse et son consort Eranikus, Alexstrazsa la Lieuse-de-Vie et son consort Korialstrazs, Varian Wrynn le roi de Hurlevent, Thrall le chef de la Horde, et bien d’autres.


Un bilan à chaud : c’est naze. Honnêtement, je l’ai un peu en travers d’avoir englouti 470 pages en l’espace d’une journée pour un livre comme ça, d’autant que je ne suis pas du genre à lire des tonnes et des tonnes de bouquins. Autant j’avais pris beaucoup de plaisir à lire le Crépuscule des Aspects, autant j’ai trouvé Hurlorage assez plat…

J’ignore si c’est Richard qui a écrit ça en étant shooté à l’ether, ou si c’est le Jérôme le traducteur qui a fait ça en regardant la TV, mais franchement la lecture n’est pas spécialement agréable. Je m’explique un petit peu plus en détails.

L’histoire. Malfurion est prisonnier du Rêve (Cauchemar). Teldrassil, le 2e Arbre-Monde se meurt. Les gens commencent à tomber dans le sommeil sans pouvoir se réveiller. Une brume épaisse et malveillante engloutit peu à peu toutes les terres d’Azeroth. Ok ! Il y a de quoi faire un bouquin, pas de problème de ce côté là. Le problème c’est qu’au final il ne se passe quasiment rien. C’est plat… C’est lent… Ca train en longueur. Si je devais résumer la structure du livre ce serait :

  • Chapitre 1 à chapitre 28 : OH MON DIEU ON VA TUS MURIR !! AAAAAAAH !
  • Chapitre 29 : Malfurion sauve le monde.
  • Chapitre 30 : Malfurion épouse Tyrande.

Sans rire, c’est globalement agencé de cette façon. Il se passe la même chose durant 28 chapitres à savoir : de plus en plus de dormeurs, le cauchemar de plus en plus grand, des combats dans le cauchemar, le désespoir qui s’abat sur tout le monde. En gros on se tape ça pendant plus de 400 pages, et à la fin tout le monde est sauvé. J’ai eu l’impression de « lire un film américain ».

Le background. On se trouve dans une des plus belles et plus mystérieuses zones du jeu à savoir le Rêve d’Emeraude (quand on n’est pas dans le Cauchemar), ça aurait mérité des descriptions de 3, 4 ou même 15 pages. Enfin s’il y a bien un lieu que je veux que l’on me décrive, c’est celui-là, carrément ! Je veux connaitre le Rêve, je veux savoir comment il est, je veux qu’on me le décrive. Ca aurait mérité largement plus d’attention, très largement. Par contre, pour décrire le cauchemar, y a du monde… Tout le long on a droit à la description des milliers de bestioles qui jonchent le sol, et aux hurlements permanents. Super.

Les personnages. Bon, là on a droit à des personnages plutôt bien, donc je ne vais pas me plaindre. Il faut bien le reconnaitre, la majorité des personnages du roman sont assez bien travaillés. Si je les prends rapidement un par un :

  • Malfurion Hurlorage : bien qu’il passe la première moitié du bouquin prisonnier et privé de tous ses moyens autres que la vue, on sent qu’il est puissant. C’est pas n’importe quel druide, et l’auteur nous le fait bien comprendre. L’archidruide élève de Cénarius et fondateur du Cercle cénarion de surcroit si je ne m’abuse, n’est pas n’importe qui. D’ailleurs il sauve le monde dans le Chapitre 29.
  • Tyrande Murmevent : je dois dire que ce fut ma surprise du bouquin. Je n’imaginais pas en lire autant sur Tyrande, et c’est là un personnage assez fascinant. Le fait est aussi que j’ai un ami qui depuis des années me rabâche que Tyrande est le meilleur personnage de WoW, qu’elle roxx du p’tit ch’wal etoo, etoo (/kiss Felore), alors quand j’ai pu vérifié qu’il avait en partie raison, ça m’a amusé. En effet, Tyrande est bien mieux dépeinte dans le livre que dans le jeu : c’est clairement une guerrière autant qu’une prêtresse, et sa magie lunaire est aussi douce que puissante. Elle a une force de caractère supérieure à celle de Malfurion, et elle est probablement le personnage le plus déterminé du bouquin.
  • Broll Mantelours : Broll est un ancien gladiateur, frère d’arme de Varian Wrynn, qui a la faculté d’avoir comme Malfurion des bois et des yeux dorés, symbole de son potentiel et de sa puissance. Sauf qu’il n’en croit rien, et qu’il se sous-estime largement. On assiste un peu à son évolution au fil de l’histoire, et à la croissance de son pouvoir. C’est pas un personnage désagréable : il a du bon comme du moins bon.
  • Thura : elle est la fille de Broxigar, champion de la Horde qui a permis aux Elfe de la nuit d’empêcher la Légion Ardente de pénétrer en Azeroth lors de la Troisième Guerre il y a 10 000 ans, et détient donc la hache de son père, toute faite de bois (y compris la lame) mais bénie par Cénarius en personne, en faisant un des artefacts les plus puissants d’Azeroth. Cette jeune orque joue un rôle capital dans le bouquin, mais c’est amené finement : elle a l’air de rien, elle semble un peu paumée, et son côté brusque lui donne un charme étrange. C’est un personnage attachant, peut-être parce qu’il diffère des autres.
  • Lucan Sangoupil : un autre personnage très intéressant, probablement le plus intéressant du bouquin d’ailleurs si vous voulez mon avis. Ce cartographe insignifiant a la faculté de pouvoir passer allégrement d’Azeroth au Rêve (ou au Cauchemar) et inversement, suite à sa naissance dans le Rêve d’Emeraude si j’ai bien tout saisi. Du coup, sans trop qu’on ne le devine au début, ni même qu’il ne sache pourquoi lui-même, il joue un grand rôle dans le cheminement des personnages jusqu’à leur but. Pour une fois, un personnage inoffensif qui a un rôle à jouer, ça change et on aime ça.

Le style. Je pense que c’est là que le bat blesse. Le style d’écriture en lui-même n’est pas mauvais du tout (à part quelques traductions un peu lourdes), ça se lit bien, c’est agréable, on enchaine rapidement, c’est décrit un peu mais pas trop, etc. Par contre sur la longueur, c’est assez mauvais, dans le sens où on lit perpétuellement les mêmes choses sans en avoir foncièrement besoin et où l’histoire avance assez mollement. Les rebondissements, il y en a, mais soit on n’y croit pas, soit ils sont prévisibles pour la plupart. On dirait que l’auteur a manqué de recul vis à vis de son livre.


Donc dans l’ensemble, on a un roman assez long, en tout cas bien plus long qu’il n’aurait du l’être vis à vis de son contenu, et pas forcément intéressant à lire. Le roman est assez mal structuré dans le sens où on lit plus ou moins la même chose durant la majorité du livre, puis tout se résout en moins de temps qu’il n’en faut pour le lire. C’est un peu « trop » et on n’y croit pas vraiment malgré la puissance indiscutable de Malfurion.

A côté de ça, on se perd. On se perd vraiment. J’ignore si c’est moi qui ai « mal lu » ou si c’est l’auteur qui a voulu ça, mais on a énormément de mal à distinguer ce qu’il se passe en Azeroth de ce qu’il se passe dans le Rêve, et on a beaucoup de mal à comprendre comment se dissocie le Rêve du Cauchemar. Sont-ce deux mondes différents ? Ou simplement le Rêve dont une partie est corrompue ? Bref, c’est pas clair, et ça embrouille le lecteur. On manque de points de repère.

Cela dit, on se fait plaisir à certains moments, c’est indéniable, mais ce n’est pas la majorité du livre. Les personnages véritablement intéressants sont presque relayés au rang de personnages secondaires, et les personnages principaux ne sont pas assez « humains » pour qu’on s’y retrouve. Encore une fois, on manque d’attaches.

Pour terminer sur une note positive malgré tout, je dirais que je ne regrette pas de l’avoir lu, même si j’espérais mieux. J’ai appris beaucoup de choses sur les druides, Tyrande et le fonctionnement du Rêve d’Emeraude, et ça valait bien quelques heures de lecture. Mais entre Hurlorage et le Crépuscule des Aspects, je choisis définitivement le deuxième, qui pour le coup, m’a fait plaisir tout du long.

Publicités
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :